Collection

L'art britannique  

A propos de Sir Thomas Lawrence

Lawrence est, parmi les grands peintres britanniques, celui dont les œuvres de qualité sont certainement les plus répandues en France. Les voyages qu’il y fit, les modèles qu’il peignit, les Salons auxquels il participa, le succès qu’il y rencontra et les récompenses qu’il y reçut ont contribué à ces liens. Peut-être aussi son métier brillant, sa touche rapide, son côté très « peintre » touchaient-ils plus profondément les Français ? Ni Gainsborough ou Reynolds, ni Constable ou Turner n’ont été collectionnés avec autant d’intérêt par les amateurs français et les collections publiques traduisent cet engouement.

 
Le Louvre à lui seul montre une richesse inattendue. Certaines peintures figurent parmi les chefs d’œuvres de l’artiste comme le portrait de Mrs IsaacCuthbert de la collection Carlos de Beistegui qui date de 1817 ou celui, remarquable par sa touche, de Charles William Bell peint vers 1797. Par ailleurs le portrait de Mr and Mrs John Julius Angerstein pourrait tout à fait faire l’ornement de la National Gallery de Londres. De même le portrait de Sir George Beaumont, vers 1808, montre l’une des figures essentielles du mécénat artistique britannique. D’importants dessins de Lawrence sont aussi conservés et continuent d’être acquis par le Département des Arts Graphiques du Louvre ; ainsi celui préparatoire à l’une des seules compositions historiques de l’artiste, Satan appelant ses légions, a-t-il été encore acheté en 1980.
 
Les autres musées français ne sont pas en reste avec des œuvres extraordinaires comme le portrait de Füssli du musée Bonnat à Bayonne ou celui du libérateur de la Corse, Pascal Paoli, homme si célèbre en Angleterre dans le dernier quart du XVIIIe siècle qu’il fut portraituré par tout ce que l’Angleterre comptait de peintres d’importance. A Avignon, la fondation Angladon-Dubrujeaux montre depuis son ouverture récente en 1996 un portrait de femme inachevé qui provient de la collection de Jacques Doucet. Il faut pour compléter ce panorama citer le portrait de Mrs Allnutt du musée de Lyon et de John Hunter au musée de Bordeaux ainsi que quelques œuvres conservées dans des collections particulières.


Olivier Meslay

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