Collection

L'art britannique  

Du thé aux salons

Plus de deux mille artistes britanniques, près de quatorze mille œuvres exposées aux Salons et tout cela seulement à Paris, voilà qui bouleverse les idées reçues. Alors que depuis près de deux siècles et demi les Français peuvent voir l’art venu d’outre Manche, ils continuent de penser qu’il n’a jamais traversé ce petit bras de mer.

Evoquer les artistes et les œuvres britanniques présentés dans les Salons parisiens, c'est mettre en évidence la culture visuelle la plus publique d'une époque. A la différence des collections privées, des expositions particulières et des boutiques de marchands,  les Salons étaient fréquentés par un immense public qui se comptait par dizaines de milliers. Si toute œuvre n'était pas regardée, elle était au moins vue. Le nombre grandissant d'œuvres, la disparition progressive des jurys, la multiplication des Salons diminuèrent leur impact sur la réputation des artistes. L'estampe, la photographie, puis les marchands, les musées et les expositions firent plus pour leur gloire que les Salons eux-mêmes. Malgré ces réserves, l'étude des livrets menée sur une aussi longue période permet de cerner les grandes transformations.

Le texte qui suit permet d’étudier plus en détail les moments d’intérêt, d’affluence, les présences inattendues. Pour une étude attentive, il faudra bien sûr se reporter au dictionnaire des artistes britanniques exposant dans les Salons parisiens, établi par Béatrice Crespon-Halotier. L’essai qui est présenté ici est une introduction à ce dictionnaire, il ne le remplace pas.

Olivier Meslay

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