Chefs d'œuvre

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Photo RMN - © Daniel Arnaudet


Lieu de conservation

Paris, musée du Louvre, Département des Peintures

© Musée du Louvre - Marie-Alice Loiseau

Expositions

Stories of Australian art, Londres, Art Gallery of Commonwealth Institute, 31 mars - 29 mai 1988, n°23 et 24.

D'Outre Manche, l'art britannique dans les collections publiques françaises, Paris, musée du Louvre, Hall Napoléon, 1994, p53, n°18

New Worlds from old : Australian and american landscape. Painting of the 19th century, Canberra, Australian National Gallery, 7 mars - 17 mai 1998, Melbourne, National Gallery of Victoria, 2 juin - 11 aout 1998Hartford, Wordworth Atheneum, 12 septembre 1998 - 4 janvier 1999, Washington DC, The Corcoran Gallery, 26 janvier - 18 avril 1999, n°41-42.

D'un regard à l'autre, Paris, Musée du Quai Branly, 17 juillet 2006 - 22 janvier 2007, n°192.

GLOVER, John

Houghton-on-the-Hill (Leicestershire), 1767 - Patterdale, près de Launceston (Tasmanie), 1849

Un Corroberee d'indigènes de la terre de Van-Diemen

A Corroboree of natives in Van Diemens land.

1840

Huile sur toile

H. : 0, 77 m.; L. : 1, 14 m.

Signé et daté au revers avec l'inscription, A Corrobery of Natives in Vandemians Land by J.Glover. October 1st 1840. I have seen more enjoyment and Mirth in such occasion than I ever saw in ballRoom in England

Paris, musée du Louvre, Département des Peintures

Inv. 10088

Peinture

Acquis de l'artiste par Louis-Philippe, 1845

18e siècle


Commentaires

De la Tasmanie, appelée alors Terre de Van Diemen, Glover envoya près de soixante-dix vues pour une exposition, à Londres en 1835. Par leur esprit, ses oeuvres font penser aux vues du Brésil exécutées par Frantz Post au XVIIIe siècle. Le Paysage de Ben Lomond nous montre les couleurs et les arbres étranges de l'île et la vie des aborigènes de Tasmanie qui furent exterminés totalement moins de quatre-vingts ans après l'arrivée des colons. L'artiste avait envoyé six tableaux tasmaniens pour qu'ils fussent présentés au roi Louis-Philippe. Le roi n'en retint que deux. Les commentaires que l'on rencontre dans les archives présentent les tableaux moins comme des "ouvrages d'art" que comme des "objets de curiosité". Louis-Philippe avait gardé de sa jeunesse la nostalgie des voyages, goût auquel s'ajoutait celui de la géographie et de l'histoire. Collectionneur de portraits, il fit de même avec les vues topographiques, paysages inconnus ou souvenirs de voyages anciens. Ainsi commanda t-il la série des tableaux consacrés à la Laponie, peinte par le peintre Peter Blake ainsi que quinze paysages et portraits d'indiens d'Amérique de George Catlin (coll. Musée du Louvre). Source: Olivier Meslay, Arlette Serullaz, Barthélémy Jobert, cat. exp. D'Outre-Manche, l'art britannique dans les collections publiques françaises, Paris, Musée du Louvre, 19 septembre - 19 décembre 1994, éd. de la RMN, 1994, p.53, n°17-18


Bibliographie

Archives du Louvre, P6, 1845, 3 nov.

A. Brejon de Lavergnee et D. Thiebault (dirs), Catalogue Sommaire Illustré des Peintures du Musée du Louvre. T. II: Italie, Espagne, Allemagne, Grande-Bretagne et divers. Paris, 1981, p.84.

Madeleine Pinault, "Images du Pacifique, Océan, Terre, Hommes", Actes du Colloque, d'études franco-australienne, Université Paris X, Nanterre - Le Havre, décembre 1987, p.15.

Olivier Meslay, Arlette Serullaz, Barthélémy Jobert, cat. exp. D'Outre-Manche, l'art britannique dans les collections publiques françaises, Paris, Musée du Louvre, 19 septembre - 19 décembre 1994, éd. de la RMN, 1994, p.53, n°18