Royal Academy, Londres, 1841
Birmingham City art Gallery, 1952
The romantic mouvement, Tate Gallery, Londres, 1958
Art and the Industrial Revolution, City Art Gallery, Manchester, 1968, n°39
Pittura Inglese 1660-1840, 1975, n° 121
John Martin, Londres, Hazlitt, Gooden and Fox, 1975, n° 18
Alexander Thomas: the Unknown Genius, Lighthouse Galleries, 1995
Visions du futur, Paris, Grand Palais, 2000-2001, n° 71.
Light: the Industrial Age 1750-1900, Art & Science, Pittsburgh, Carnegie Museum of Art, 2001
Great British Paintings from American Collections, Holbein to Hockney, 2002, n° 56
MARTIN, John
Haydon (Grande-Bretagne), 19 juillet 1789 - Ile de Man, 17 février 1854
Le pandemonium, inspiré du Paradis Perdu de Milton
Pandemonium, inspired from Paradise Lost by John Milton
1841
Huile sur toile
H. :128 ; L. : 184
Signé et daté en bas à droite "John Martin./ 1841"
Paris, musée du Louvre, Département des Peintures
RF 2006.21
Peinture
-Acheté par l'artiste Benjamin Hick of Bolton avec son pendant La cité céleste (aujourd'hui dans une collection privée, en prêt au J.B Speed Museum, Louisville, Kentucky) -Vente, en février 1843 par J.C Grundy à George Whiteley (1825- 1873) où le tableau reste chez les descendant de ce dernier jusqu'à Sir Hugo Baldwyn Huntington-Whiteley, 3e Baronnet de Ripple Hall, Tewkesbury -Peter Nahum Ltd, Londres 1994 -Christopher Forbes -vente 19 février 2003 -French& Co., New York -Entré au Musée du Louvre, 2006
19e siècle
Le mot de Pandemonium a été crée par Milton (1608-1674) dans son livre Le Paradis Perdu (1ère édition en 1667). Il dénomme ainsi la capitale de l'enfer crée par Satan (littéralement en Grec, pandémonium signifie "de tous les démons") Satan se tient ici dans la chambre du conseil et préside l'assemblée des démons: il s'agit de la représentation des versets 710 à 719 du livre 1. Une peinture de Jacques de Loutherbourg sur ce sujet avait été présenté en 1782 et 1786. Comme souvent chez Martin, le tableau fait suite à des gravures, tout comme pour l'aquarelle Le déluge (Paris, musée du Louvre). En 1824, Martin avait reçu commande de 24 puis 48 illustrations pour Le Paradis Perdu de Milton. Ce fut un élément crucial dans sa carrière car ses gravures lui apportèrent renommée et fortune, qu'il investit dans d'immenses projets d'alimentation en eau et évacuation des eaux usées de Londres. Ce tableau de 1841 reprend l'essentiel des compositions des gravures précédentes mais transforme la figure de Satan et l'ensemble architectural. (Source: Dossier d'oeuvre)
Jean Seznec, John Martin en France, Londres 1964
William Fever, The art of John Martin, Oxford, 1975
Olivier Meslay, "le Pandemonium de John Martin", Paris, musée du Louvre, tableau du mois n° 142, mai 2007, feuillet
Olivier Meslay, "John Martin ou le Cauchemar de l'infini" dans Revue du Louvre, 2007/2, p.6-9.