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© Musée du Louvre - Photo Marie-Alice Seydoux-Loiseau

Tours, Musée des Beaux-Arts, membre du réseau FRAME

© Musée du Louvre

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DAVIDSON, Jo

Né aux Etats-Unis dans une famille juive d'origine russe, Jo Davidson commence ces études artistique à New York sous la direction de Brush et de Mac Neil. En 1907, il prend le chemin de ces compatriotes artistes, s'embarque pour la France et l'Ecole des Beaux-Arts mais, déçu par l'enseignement qu'il y reçoit s'en écarte au bout de trois mois. Il fréquente alors le Salon des Indépendants, rencontre les fauves, les post-impressionistes et découvre à leurs côtés une liberté de création qui comble ses espérances. Il bénéficie alors du mécénat de Harry Payne Withney et de sa femme Gertrude Vanderbilt. Il vécut quelques temps chez son beau-frère à Céret, où il côtoya Picasso, Juan Gris, Kisling, Manguin Othon Friesz et sans doute Frank Burty Haviland, son contemporain. De retour à New York, en 1913, il participa à l'organisation de l'Armory Show et donna des cours de sculpture à l'école des Beaux-Arts avec succès. En 1919, l'année de son mariage avec Yvonne de Kerstrat, il réalisa une série de bustes de participants à la Conférence de la Paix tenue à Paris. L'effet fut immédiat sur sa carrière qui devint internationale et quasi officielle. Il exécuta les portraits de la plupart des personnalités de son époque adaptant sa technique à chaque modèle: la fine pierre de Bourgogne pour les portraits de femme et celui de Gandhi, le bronze vibrant pour les hommes politiques, la terre cuite polychrome pour ses oeuvres spontanées. Devant lui défilèrent des personnalités aussi variées que le président Hoover ou Mussolini, des auteurs comme George Bernard Shaw, André Gide, Anatole France, son mécène Gertrude Vanderbilt Whitney ou encore Charles Chaplin. Après des années de pérégrination, il s'établit en 1925 en France, à Saché ou il acquiert le Domaine de Bécheron qui devient sa résidence principale, l'atelier où il réalisa l'essentiel de son oeuvre.MAS - 30 décembre 2009

New York, New York, 1883 - Saché, Indre-et-Loire, France, 1951

Yvonne

996-3-1

1909 - 1910

Bas relief gravé sur pierre lithographique

H: 1, 80 m.; L: 0, 83 m.; P: 0, 06 m.

Tours, Musée des Beaux-Arts, membre du réseau FRAME

Inscription

Cachet de l'atelier Jo Davidson

Sculpture

De 1900 à 1940


Historique

Acquis par le Fonds Régional d'Acquisition pour les Musées Région Centre (FRAM), 1996.
Provient de l'atelier de l'artiste.


Commentaire

Yvonne Davidson, née à Paris en 1884 émigra aux Etats-Unis avec sa famille en 1890. Elle fut élevée à Chicago, dans le souvenir de son ancêtre blessé à Yorktown pour l'Indépendance des Etats-Unis. A ce titre sa mère devint "daughter of the American Revolution". D'abord attirée par le théâtre, c'est dans le costume qu'elle trouvera son épanouissement. Modelliste dans une grande maison New Yorkaise, elle créa à paris où elle suivait son mari sa propre maison de couture, rue des Acacias, dans les années 20. Sa santé déclinant elle dut suspendre son activité en 1928. Ce n'est qu'après sa mort, en 1934 que Jo Davidson sculpta cette pierre lithographique a son effigie. Il la représente en pied, drapée dans une de ses créations. La technique qu'il utilise ici rappelle le groupe de trois danseuses réalisé pour le Neighbourhood playhouse créé par les soeurs Hewilsohm ou encore un bas relief exposé à l'armory show. Jo Davidson conjugue ici avec une sobriété singulière, la précision de son geste de sculpteur avec le souvenir de l'élegance de son épouse auquel il rend un ultime hommage.
MAS - 30 décembre 2009


Bibliographie

JO Davidson, Between Sittings, an informal autobiography of Jo Davidson, the Dial Press, New York, 1951.

Gazette des Beaux-Arts, Mars 1997, 139e année, n°135, p.35.