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Lexique du catalogue en ligne

Eusèbe de Césarée : (circa 260-339) Grec, évêque de Césarée de Palestine, théologien et historien, il fut très lié à l'empereur Constantin dont il rédigea une biographie hautement élogieuse : la vita Constantini. Il est connu aussi pour être l'historien des premiers siècles chrétiens dans ses ouvrages : Chroniques et Histoire ecclésiastique. Son oeuvre est parvenue jusqu'à nous à travers les traductions latines de Rufin d'Aquilée.
 
Rufin d'Aquilée : (345-410). Né prés d'Aquilée, auteur latin  il fut le grand traducteur des grandes oeuvres de nombreux penseurs des premiers siècles du christianisme
 
Clément d'Alexandrie : (circa 150-216) Intellectuel grec athénien et chrétien, il fut directeur de la Didascalée d'Alexandrie. Dans son oeuvre théologique abondante (le Protreptique, le Pédagogue, les Stromates) il chercha à harmoniser la pensée philosophique grecque et profane et la pensée chrétienne.
 
Reliques de saint Marc : selon la légende, au milieu du 1er siècle l'apôtre Marc évangélisa l'Égypte. Il fut tué et enseveli à Alexandrie en 68. Mais au 9e siècle des marchands vénitiens s'emparèrent des reliques qui alors furent installées à Venise dans la basilique dédiée à l'apôtre. Ce n'est qu'en 1965 que le patriarche copte d'Alexandrie, Cyrille VI envoya une supplique au pape de Rome, Paul VI, pour récupérer les reliques du saint. Quelques mois plus tard l'Égypte entrait en possession des reliques du saint apôtre qui furent installées dans la cathédrale construite à cet effet au Caire.
 
Concile de Chalcédoine, ce quatrième concile œcuménique se tint en 451 dans la petite ville d'Asie Mineure proche de Constantinople. Il établit le dogme de l'union des "deux natures du Christ, à la fois Dieu et homme, sans confusion ni division dans la personne du Christ" selon la définition du pape Léon 1er de Rome. Ce concile met fin à l'hérésie monophysite. Cette dite "hérésie" beaucoup plus politique que spirituelle perdurera en Égypte jusqu'au milieu du 20e siècle.
 
Institut français d'archéologie orientale, IFAO créé d'abord sous le nom d'École du Caire par un décret du 28 décembre 1880 signé par Jules Ferry et initié par Gaston Maspéro, la nouvelle définition de ses statuts en 1898 le désigne sous le nom d'Institut français d'archéologie orientale. Il est installé depuis 1907 dans un palais du Caire, le palais Mounira.
C'est toujours un établissement de recherches scientifiques voué à l'archéologie en territoires égyptien et soudanais. Il travaille en collaboration avec le Conseil suprême des antiquités de l'Égypte et l'université de Zagazig. Il est engagé dans un projet de recherche fondamentale sur les matériaux archéologiques avec des partenaires égyptiens et européens. Sa bibliothèque riche de plus de 70 000 volumes accueille étudiants et chercheurs consacrant leurs travaux à l'Égypte depuis sa préhistoire jusqu'à l'époque moderne.
 
Antinoé, cité de Moyenne Égypte, fondée par Hadrien (circa 130) en mémoire de son compagnon Antinöus, noyé dans le Nil. La ville, devenue capitale de la Thébaïde, et siège d'un évêché prospéra jusque fort avant dans l'époque arabe. Elle abrita de nombreux couvents et églises. Durant les périodes romaine et copte, la ville fut un grand centre de production de céramique, notamment d'amphores. Avant de faire l'objet de sondages et de fouilles à la fin du 19e siècle, de nombreux édifices de la ville disparurent dans les fours à chaux...Emile Guimet, fondateur des musées archéologiques de Lyon et de Paris, devenus musée Guimet, diligenta les premières fouilles qui furent confiées à Albert Gayet, jeune égyptologue, en 1895. Ces travaux ne s'arrêtèrent qu'à la veille de la Première guerre mondiale, mais ne furent malheureusement jamais publiés. Seules quelques lettres et quelques photos autorisent quelques tentatives de reconstitution de la vie des objets. Il en fut de même pour les fouilles anglaises dirigées en 1913-1914 par John de Monins-Johnson pour l'Egypt Exploration Society ; Les fouilles italiennes, celles de l'Université de Rome et celles de l'Institut papyrologique G.Vitelli de Florence, dans les années 1960 n'ont donné lieu qu'à deux publications concernant le matériel céramique des nécropoles, publications qui par malheur n'ont pu se fonder sur des cahiers de fouilles précis et documentés. Depuis peu les fouilles ont repris dans la ville d'Hadrien, conduites par l'équipe italienne de l'Institut de papyrologie G. Vitelli. Les publications se préparent...
 
Albert Gayet, égyptologue français (1856-1916), directeur des fouilles d'Antinoé de 1895 à 1911. Savant contesté, pour son manque de rigueur scientifique, son goût de la mise en scène sacrifiant la réalité à l'imagination lors des expositions succédant aux campagnes de fouilles et enfin son absence grave de rapport de fouilles.
 
Baouit, est un monastère fondé à la fin du 4e siècle par un moine du nom d'Apollo, au sud de la ville d'Hermopolis Magna, entre le désert et le Bar Yousouf. Le monastère prit de l'ampleur et devint au 6e siècle, le centre d'un pèlerinage sur la tombe du fondateur, saint Apollo.
Le rapport d'un inspecteur égyptien Mohamed effendi Chabân et une circulation inusitée d'objets archéologiques dans cette région de Moyenne Égypte attirent l'attention d'un pensionnaire de l'IFAO, Jean Clédat, en 1900. Les premières fouilles eurent lieu sous la triple égide de Clédat, d'Emile Chassinat, alors directeur de l'IFAO et de Charles Palanque, pensionnaire de la même institution. Deux églises et plusieurs petits édifices dits "chapelles" ornés de peintures murales furent mis au jour. Les fouilles se poursuivirent jusqu'en 1913, guidées alors par Jean Maspéro, interrompues alors par la Première guerre mondiale. Une grande partie des peintures mises au jour furent installées au musée du Caire (aujourd'hui musée copte). Les fouilles reprirent en 1976, conduites par le Service des antiquités de l'Égypte, mettant au jour d'autres peintures, de nouveau arrêtées, les fouilles, confiées au musée du Louvre et à l'IFAO ne reprendront qu'en 2002 et se poursuivent actuellement au rythme d'une mission annuelle. Les fouilles furent publiées régulièrement par l'IFAO dans la série des Mémoires, volumes XII, XIII, XXXIX, LIX, et 111. Les fouilles actuelles sont en cours de publication. 
  
Jean Clédat, (1871-1943) archéologue, pensionnaire de l'IFAO, directeur des fouilles de la Compagnie du canal de Suez, il participa ou fut responsable de nombreux et prestigieux chantiers archéologique en Égypte : outre Baouit, Deir Abou Hennis, le monastère saint Siméon d'Assouan, Assiout, Akhmîm, Sohag, Louxor, Eléphantine. Archéologue consciencieux et dessinateur de talent il publia régulièrement ses travaux et laissa à la postérité de nombreux et très précieux carnets de fouilles encore à l'étude aujourd'hui.
 
Assouan, proche de la première cataracte, marché entre l'Égypte, la Nubie et l'Afrique noire, la cité connut une grande prospérité dès l'époque pharaonique. Exploitant un filon argileux de grande qualité, une argile kaolinite,  les potiers assouannais produisirent une abondante céramique à partir de l'époque romaine, et jusque fort avant dans l'époque byzantine. Cette production fut exportée à travers l'Égypte et la Nubie, soit sous forme de produits finis soit, peut-être, sous forme de pains d'argile.
 Ses ateliers imitent tout d'abord la céramique sigillée romaine comme le font d'autres ateliers égyptiens. Mais c'est vraisemblablement dans les ateliers d'Assouan, peut-être sous l'influence nubienne, elle même influencée par la céramique hellénistique, qu'est née à l'époque chrétienne, la céramique peinte désignée par le nom de pseudo-sigillée peinte. Ce type de céramique fut sans doute copié dans d'autres ateliers égyptiens s'inspirant des exportations assouannaises. Sa terre rose, dense, fine, à inclusions rouges et noires présente un caractère typique de dégradation : une surface percée de minuscules cratères, caractère qui ne semble pas affecter d'autre type de pâte.
 
Edfou ancienne Apollinopolis Magna, située en Haute Égypte, sur la rive gauche du Nil fut fouillée par les équipes de l'Institut français d'archéologie orientale dès 1914 et jusqu'en 1939 ; dans les années "trente" une équipe polonaise s'adjoignit à l'époque française. Prospère à l'époque hellénistique la ville perdura jusqu'au 10e siècle ainsi que l'attestent papyrus et parchemins de l'époque arabe.
 
Tôd, la Tuphium des romains, située sur la rive droite du Nil la ville s'élevait à 25km au sud de Louxor, elle fut découverte en 1881 par Gaston Maspero qui repéra une basilique chrétienne et une nécropole. F. Bisson de la Roque ouvrit pour l'Institut français d'archéologie orientale un chantier qui se poursuivit, avec des saisons de rupture, jusqu'en 1984.L'époque pharaonique vit la construction du grand temple de Montou et la basilique fut probablement détruite au 11e siècle. En raison des glissements de terrains consécutifs aux inondations durant des centaines d'années, la stratigraphie de Tôd est difficile à déceler.
 
Zaouiet el Maietin ou Kôm el Ahmar,  nécropole dont le nom antique est inconnu, utilisée depuis l'époque préhistorique jusqu'à l'époque quasiment contemporaine, elle est sise face à Minieh, sur la rive droite du Nil. Les fouilles, conduites par Raymond Weill débutèrent en 1912, sous l'égide du Ministère de l'Instruction publique, organisées par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres assistée de la Société française des fouilles archéologiques. Ces fouilles furent publiées à l'occasion de deux expositions successives au musée Guimet (1912) puis au musée des arts décoratifs (1913) dans deux petits catalogues (bibliographie).
 
Karanog nécropole romano nubienne située sur la rive gauche du Nil, entre la 1ère et la 2e cataracte. Parmi les abondantes céramiques exhumées certaines sont datées du 5e-6e siècles, soit juste avant la christianisation de la Nubie
 
Armant, ancienne Hermontis située en Haute Égypte sur la rive gauche du Nil, elle connut la prospérité à l'époque byzantine et la fondation de trois couvents et d'une église. Le site fut fouillé et publié par l'Egypt Exploration Society
 
Kellia, vaste site d'ermitages chrétiens situé en Basse Égypte, dans l'ouest du Delta. Actif dès le 4e siècle il perdurera jusqu' au 8e siècle. Fouillé et régulièrement publié par la Mission suisse d'archéologie copte (MSAC) les Kellia sont une référence obligée, entre autre, pour la céramique copte, depuis la publication de la thèse de Michel Egloff et les publications en cours. (voir bibliographie)
 
Esna, site d'ermitages souterrains édifiés dans un désert sur la rive gauche du Nil, entre Louxor et Edfou. Le site fut fouillé et publié par des membres de l'Institut français d'archéologie orientale, sous la direction de Serge Sauneron. Sa céramique étudiée et publiée par Hélène Jaquet-Gordon (voir bibliographie) est une référence incontournable.
 
 
Hermopolis Magna, est situé à proximité de l'actuel village d'Ashmunein sur la rive gauche du Nil. Cité du dieu Thot à l'origine, la ville romaine s'est installée sur l'aire du temple de Thot. Dès la seconde moitié du 3e siècle, elle devint le siège d'un important évêché dont le déclin s'amorça au cours du 7e siècle ; cependant, comme l'attestent le matériel céramique, le site est occupé jusqu'au 12e siècle durant les périodes ommeyade et abbasside. Les fouilles conduites par le British Muséum sont régulièrement publiées et le volume de D.Bailey sur les céramiques offre le grand intérêt d'analyser les contextes et d'en établir la fiabilité (voir bibliographie). La ville fut un centre de production de poteries actif dans les périodes romaine et copte.
 
Médamoud , située sur la rive droite du Nil à 5km de Karnak, la ville sera fouillée à partir de 1925 par une mission conjointe musée du Louvre/ IFAO, guidée par Ferdinand Bisson de la Roque jusqu'en 1933. Les fouilles se poursuivirent jusqu'en 1940. Arabe, copte, romaine, ptolémaïque et pharaonique toutes les époques historiques de l'Égypte furent soigneusement mises au jour sur ce site.
 
Ferdinand Bisson de la Roque (1885-1958), archéologue français, pensionnaire de l'IFAO ; fouilla à Abou Roach, Médamoud et Tôd. Savant scrupuleux et précis ses publications sont un modèle du genre.
 
LADIR : laboratoire de dynamique d'interactivité et de réactivité du CNRS, spécialiste de techniques spectroscopiques applicables aux objets d'art ou d'archéologie.
 
Proto majolique,faïence médiévale vraisemblablement inspirée par la céramique glaçurée orientale et réalisée dans les ateliers grecs ou italiens à partir du 10e siècle. Cette vaisselle est décorée de motifs animaliers ou de savantes combinaisons géométriques.
 
Céramique sigillée:est désigné ainsi le groupe de récipients réalisés en pâte fine, couverts d'un engobe à la barbotine ( argile de confection diluée ) rouge lustré et ornés de motifs imprimés en creux ou en relief à l'aide d'un poinçon (sigillum) . Le type est d'origine romaine, mais largement diffusé, par importation ou imitation à travers tout l'Empire romain. Cette vaisselle élégante était réputée remplacer la trop onéreuse vaisselle métallique.