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G. Poncet


Lieu de conservation

Paris, musée du Louvre

AF

4747

M

4034

Fragment grand plat , 2 fragments jointifs (AF 4988)

Médamoud, fouilles F. Bisson de la Roque

début 4e-début 5e siècles à Kysis

28 cm x 9, 5 cm et 18 cm x 4 cm

Vaisselle de présentation

Pseudo-sigillée peinte

Pâte kaolinique, terre cuite rose

Tourné, engobé et peint

Poisson de type "bolti"

partage de fouilles 1931


Commentaires

Large poisson ovale aux formes trés synthétiques : les nageoires, une caudale trés courte et les dorsale et ventrale sont indiquées par de courtes et fortes hachures noires. On aperçoit l'ouïe en forme de triangle, tracée en noir. Sous le ventre du poisson un élément lacunaire : palme tenue dans la bouche, selon le schéma récurrent de cette iconographie ? En dehors du dessin au pinceau qui occupe le fond du plat, la décoration se limite à deux cercles concentriques soulignant le départ du marli, et à un ou deux filets noirs, sur la partie inclinée du marli. Peut-être inspirée des coupes émaillées bleues ornées de poissons fabriquées au cours du Haut-Empire, cette série de grandes assiettes plates, apodes, serait connue dés la fin du 3e siècle, et perdurerait, notamment à Eléphantine, son lieu probable d'origine, jusqu'au milieu du 6e. Les formes comme le décor sont trés sobres. Le revers est plat, simplement marqué par une petite dépression circulaire en son centre , résultat d'une particularité de la technique de tournage. Les thèmes iconographiques de ce type de plat sont très réduits : un poisson, ou deux, tenant ou non une algue (?) ou un lotus dans la bouche, un vase d'où jaillissent des rinceaux de vigne, une fleur de lotus. Ce genre de plat se retrouve sur plusieurs sites : Eléphantine : un plat orné d'un poisson, trouvé en fouilles : T 106c, 4e-6e siècle. Il est lacunaire, on ne voit que la queue. Ermant : poisson tenant une branche de boutons de lotus ; décor un peu plus élaboré car cerné d'une frise de "hachettes", filets noirs peints sur le marli. Ehnasya : Tôd : grand lotus, ainsi qu'à Louxor et à Médamoud ( cf E 15440) Fayyoum : deux plats conservés au ROM de Toronto Hayes, 1976, n° 107 et 108, un autre au British museum et à l' Ashmolean museum, n° 1745. Médamoud : au musée du Louvre le plat E 13488 fut acheté dans le commerce mais une douzaine de fragments qui viennent tous des fouilles de Médamoud Kysis, dans les couches les plus récentes des 4e et 5e siècles, n° 57, fig 222


Bibliographie

Médamoud, VII, p.59, fig 5, 8e groupe ; Neyret 97