Rosalba Carriera
Nymphe de la suite d’Apollon
Pastel
H : 0,30 m ;
L : 0,20 m
Inv. MA 7683
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© Photo RMN / Gérard Blot
Maurice-Quentin DELATOUR
Portrait de Louis XV en buste (1748)
Pastel sur papier gris-bleu collé en plein sur une toile tendue sur châssis.
H. : 0,60 m ; L. 0,54 m
Inv. 27615
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© 2005 Musée du Louvre /
Martine Beck-Coppola
1746 : La Font de Saint Yenne, resté célèbre pour ses Réflexions sur quelques causes de l’état présent de la peinture en France, écrit en 1746
« J’en viens aux pastels, espèce de peinture excessivement à la mode, et à laquelle le sieur de la Tour a donné une vogue et un crédit qui ne semble pouvoir augmenter. Tout le monde a mis ces crayons de couleur à la main : il en est de même chez nous de tout ce qui est de mode, le public l’adopte avec fureur ».
Maurice-Quentin Delatour
Préparation au portrait de Voltaire, 1736
Pastel
H : 0,36 m ;
L : 0,28 m
Inv. 1995-6-1
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Gérard Blot
Maurice-Quentin Delatour
Portrait du président Gabriel Bernard de Rieux
(vers 1739-1741)
Pastel sur assemblage de papiers gris-bleu, marouflé sur une toile tendue sur châssis.
H. : 2,10 m ; L. 1,51 m
Inv. 94 P.C.39
Los Angeles, The J. Paul Getty Museum
© The J. Paul Getty Museum, Los Angeles.
Maurice-Quentin Delatour
Portrait de Jean Restout, peintre
Pastel
H. : 1,08 m. ; L. : 0,89 m.
Inv. 27616
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© Photo RMN / Gérard Blot
Nattier Jean-Marc (1685-1766)
Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de Pompadour (1722-1764) représentée travestie en Diane chasseresse
Huile sur toile
H. : 1,02 m. ;
L. : 0,82 m.
Inv. M.V. 9042
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Photo RMN / Gérard Blot
Jean-Honoré Fragonard
Denis Diderot
Huile sur toile
Vers 1769
H : 0,82 m. ; L : 0,65 m.
R.F. 1972-14
Paris, musée du Louvre
© 2003 Musée du Louvre / Angèle Dequier
Maurice-Quentin Delatour
Louis de France, dauphin
Pastel
H : 0,32 m ;
L : 0,24 m
Inv. LT 25
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Gérard Blot
1737
Portrait de Mme Boucher ; Portrait de l’auteur qui rit.
1738
Portrait de M. Restout, dessinant un portefeuille ; Portrait de Mme de ***, habillée avec un mantelet polonais, réfléchissant un livre à la main ; Portrait de Mme Restout en coiffure.
1739
Portrait de M. Dupouch, appuyé sur un fauteuil ; Portrait du frère Fiacre de Nazareth.
1740
Portrait de M. Bachaumont ; Madame Duret ;
Portrait jusqu’aux genoux de M. de ***, qui prend du tabac.
1741
tableau au pastel de M. le président de Rieux, en robe rouge, assis dans un fauteuil…; autre tableau représentant le buste d’un nègre qui attache le bouton de sa chemise.
1742
Portrait de Mme la présidente de Rieux, en habit de bal, tenant un masque ; Portrait de Mlle Salé ; Portrait de M. l’abbé, assis sur le bras d’un fauteuil, lisant à la lumière un in-folio ; Portrait de M. Dumont le Romain jouant de la guitare ; un petit buste de l’auteur ayant le bord de son chapeau rabattu.
1743
Portrait de M. le duc de Villars, gouverneur de Provence ; Portrait de M. *** ; Portrait de Mlle ***.
1745
Portrait du roi ; du dauphin ; Portrait de M. Orry, ministre d’Etat ; Portrait de M. Duval, ami de l’auteur ; plusieurs autres portraits sous le même numéro.
1746
quatre portraits au pastel sous le même numéro. Portrait de Jean Pâris de Montmartel, parrain de Mme de Pompadour.
1747
plusieurs au pastel, sous le même numéro. Portraits de l’abbé Jean-Bernard le Blanc, de Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville et du maréchal de Saxe.
1748
Portraits au pastel du roi ; de la reine ; du dauphin portraits famille royale (Louvre) ; du Prince Edouard, de M. le maréchal de Belle-Isle ; de M. le maréchal de Saxe ; de M. le maréchal de Lowendal ; de M. le comte de Sassenage ; de M. *** ; de M. de Moncrif de l’académie française ; de M. du Clos ; de Mme ***.
« Portrait : le principal mérite de ce genre de peinture est l’exacte ressemblance qui consiste à exprimer le caractère et l’air de physionomie des personnes qu’on représente […].Tout ce qui peut contribuer à l’affaiblir, où à la déguiser, est une absurdité ; c’est pour cela que tout ornement introduit dans un portrait aux dépens de l’effet de la tête est une inconstance ».
Extrait de l’Encyclopédie, 1751
1753 : Témoignage de Charles-Nicolas Cochin
« Ses portraits sont tous faits d’une manière ferme et hardie, qui caractérisent les diverses formes de la nature. Dans ces formes, ainsi que dans les couleurs, il se trouve des différentes plus ou moins grandes ; voilà pourquoi M. de la Tour, imitateur scrupuleux de la nature, met tant de variété dans ses portraits. La force de la couleur, l’effet et la ressemblance font une si parfaite illusion qu’on croit voir les personnes qu’ils représentent ».
Charles-Nicolas Cochin, Lettre à un amateur en réponse aux critiques qui ont paru sur l’exposition des tableaux, s.l., s.d.
1760 : Claude-Henri Watelet, homme de lettres proche de madame de Pompadour et des encyclopédistes, se fait poète dans son Art de peindre (1760), pour décrire l’art du pastel
Les crayons mis en poudre imitent les couleurs
Qui dans un teint parfait offre l’éclat des fleurs.
Sans pinceau, le doigt seul et fond chaque teinte ;
Le duvet du papier en conserve l’empreinte,
Un cristal la défend ; ainsi de la beauté
Le pastel a l’éclat et la fragilité.
Claude-Henri Watelet Art de peindre, 1760
Jean-Antoine Dassier (d’après)
Baron de Montesquieu, philosophe vers 1728
Huile sur toile
H 0, 63 ; L 0, 52
Inv. M.V. 2976
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Photo RMN / DR
Maurice-Quentin Delatour (Saint-Quentin, 1704 - Saint-Quentin, 1788)
Le portrait de la marquise de Pompadour
Pastel avec rehauts de gouache sur au moins huit feuilles de papier bleu dont un empiècement pour le visage, collées en plein sur une toile tendue sur châssis
H. : 1,77 m. ; L. : 1,36 m.
Inv. 27614
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© Erich Lessing
1755 : Pierre Estève, dans sa Seconde lettre à un Partisan du bon goût, formule la critique du portrait de la marquise de Pompadour
« On dirait que M. de la Tour s’est proposé de faire le portrait d’un philosophe. Afin que son hardi projet n’échappât pas aux spectateurs, il a eu le soin de placer sur une table […] des livres très sérieux. De pareils voisins ne sympathisent pas avec l’agréable […]. En présence de l’Encyclopédie, on est forcé de prendre un maintien grave et sévère ».
1763 : Témoignage de Diderot
« C’est un rare corps que ce La Tour ; il se mêle de poésie, de morale, de théologie, de métaphysique et de politique ».
Diderot, Salon de 1763, Œuvres esthétiques, Paris, Ed. Garnier, 1988, p. 503.
1769 : Témoignage de Diderot
« Venons aux morceaux de cet artiste. Savez-vous ce que c’était ? Quatre chefs-d’œuvre renfermés dans un châssis de sapin, quatre Portraits. Ah ! Mon ami, quels portraits, mais surtout celui de l’abbé ! C’était une vérité et une simplicité dont je ne crois pas avoir encire vu d’exemples ; pas l’ombre de manière, la nature toute pure et sans art ; nulle prétention dans la touche, nulle affectation de contraste dans la couleur, nulle gêne dans la position […] ».
Diderot, Salon de 1769, Paris, Ed. Hermann, 1995.
Maurice-Quentin Delatour
Portrait de Prosper Jolyot de Crébillon
Pastel
H. : 0,31 m. ; L. : 0,22 m
Inv. L.T. 37
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Gérard Blot
1750
Plusieurs têtes au pastel, sous le même numéro.
1751
Plusieurs portraits de Jean-Charles Garnier d’Isle et d’Antoine Gaspard Grimod de la Reynière.
1753
Portraits de Mme Le Comte, tenant un papier à musique ; de Mme de Geli ; de Mme de Mondoville ; de Mme Huet avec un petit chien ; de mlle Ferrand, méditant sur Newton ; de Mlle Gabriel ; de M. le marquis de Voyer, lieutenant général des armées du roi ; de M. de Silvestre, écuyer, premier peintre du roi de Pologne, directeur de l’Académie royale de peinture et de sculpture ; de M. de Bachaumont ; de M. Watelet, receveur général des Finances ; de M. de Nivelle de la Chaussée ; de M. Duclos des académies françaises et des inscriptions ; de M. l’abbé de Nollet maître de physique de M. le Dauphin ; de M. de la Condamine, chevalier de Saint-Lazare ; de M. d’Alembert ; de M. Rousseau, citoyen de Genève ; de M. Manelli, jouant dans l’opéra du maître de musique, le rôle de l’Impresario.
1755
Portrait de Mme la marquise de Pompadour.
1757
Plusieurs portraits au pastel, sous le même numéro. Portraits du père Emmanuel, de Marie Fel, compagne de Delatour.
1759
Plusieurs têtes au pastel, sous le même numéro.
1761
Plusieurs portraits au pastel, sous le même numéro. Portraits de Louis-Joseph Xavier de France, duc de Bourgogne, de Prosper de Crébillon, de la dauphine Marie-Josèphe de Saxe et du prince Xavier de Saxe.
1763
Portrait au pastel de Mme la dauphine ; de Mgr le duc de Berry ; de Mgr le comte de Provence ; de M. le prince Clément de Saxe ; de Mme la princesse Christine de Saxe ; autres portraits, sous le même numéro.
1769
Quatre portraits sous le même numéro. Portrait de l’abbé Réglet ; d’Hubert Gravelot ; de Patiot, secrétaire du duc de Belle-Isle, du graveur Laurent Cars.
1770
Plusieurs têtes sous le même numéro.
Maurice-Quentin Delatour
Marie-Josèphe de Saxe et le duc de Bourgogne
Pastel
H. : 1,60 m. ; L. : 1,14 m.
Inv. LT17
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Gérard Blot
1757 : Témoignage de Monstesquieu
« Il y a quelques fois dans les personnes ou dans les choses un charme invisible, une grâce naturelle qu’on a pu définir, et qu’on a été forcé d’appeler le je ne sais quoi […]. Les grâces se trouvent plus ordinairement dans l’esprit que dans le visage : car un beau visage paraît d’abord et ne cache presque rien […]. Les grâces se trouvent moins dans les traits du visage que dans les manières ; car les manières naissent à chaque instant, et peuvent à tout moment créer des surprises […]. Les grâces ne se trouvent pas dans les manières, mais dans une certaine liberté ou facilité qui est entre les deux extrémités […]. Car rien ne nous plaît tant dans une parure que lorsqu’elle est dans cette négligence […].
Monstesquieu, Essai sur le goût, Genève, Ed. Droz, reprint 1969.
1784 : Témoignage de Charles-Nicolas Cochin
« M. de la Tour, après avoir donné beaucoup de marques de délire qui nous ont occasionné du chagrin et de l’inquiétude, a enfin été déterminé par son frère à se retirer à Saint-Quentin, sa patrie, où il a été accueilli avec reconnaissance et humanité. Depuis ce temps, nous n’avons eu de ses nouvelles que rarement ; mais elles disent toutes qu’il est dans le même état »
Charles-Nicolas Cochin, lettre du 11 juillet 1784
1888 : Témoignage d'Edmond et Jules Goncourt
« Ces têtes de La Tour ne vivent pas seulement par la vérité de leur construction, la réalité de leur dessin, l’illusion matérielle du physique de l’individu ; le peintre observateur saisit le moral de la ressemblance […]. Embrasser toute l’individualité d’une personnage, signifier tout l’homme par le dedans comme par le dehors, par la pose habituelle, le mouvement de nature, le geste échappé, caractériser jusqu’à l’homme social par les marques de l’état ou les signes du métier, tels furent la haute idée, le grand rêve poursuivis par La Tour ».
Edmond et Jules Goncourt, L’Art du dix-huitième, Paris, 1881.
Musée Antoine Lécuyer
à Saint-Quentin
© F-X DESSIRIER