Le portrait de la marquise de Pompadour

Le portrait de la marquise de Pompadour à la loupe

Le portrait de la marquise de Pompadour à la loupe
Maurice-Quentin Delatour (Saint-Quentin, 1704 - Saint-Quentin, 1788)
Le portrait de la marquise de Pompadour
Pastel avec rehauts de gouache sur au moins huit feuilles de papier bleu dont un empiècement pour le visage, collées en plein sur une toile tendue sur châssis
H. : 1,77 m. ; L. : 1,36 m.
Inv. 27614
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© Erich Lessing

Une femme, une époque

Le destin d’une marquise

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La marquise de Pompadour est née Jeanne-Antoinette Poisson, en 1721. Issue d’une famille de la bourgeoise montante liée au monde des finances, elle bénéficie d’une éducation choisie et raffinée.

Enfant, elle est formée à la danse et à la musique auprès du chanteur Jélyotte, l’interprète favori de Rameau. Avec Crébillon père, grand rival de Voltaire dont elle deviendra l’amie, c’est l’initiation au théâtre et l’apprentissage de la déclamation. Jeune protégée du fermier général Le Normant de Tournehem, peut-être son père naturel, Jeanne-Antoinette épouse en 1741, à l’âge de vingt ans,
le neveu de ce dernier : Guillaume Le Normant d’Etiolles, futur fermier général. Prête à être propulsée à la cour de Louis XV, elle deviendra la maîtresse en titre du roi, en 1745.

Bien éduquée, joliment mariée, il ne restait plus - si l’on peut dire -
à la jeune épousée qu’à pousser la porte des salons où se jouait « l’art de la conversation ». Elle y rencontre alors Diderot et Marivaux, Voltaire et Rousseau ; une élite intellectuelle souvent mordante dont elle soutiendra l’action en tant que favorite du roi. Peu avant, elle prend possession du domaine d’Etiolles, situé à une trentaine de kilomètres de Paris, en lisière de la forêt de Sénart où chasse Louis XV. Dès 1743, Jeanne-Antoinette figure sur la liste des dames voisines auxquelles le roi fait déposer une part de gibier couru.

La mort brutale de la duchesse de Châteauroux en 1744 laissait vacante la position de maîtresse du roi en titre que Jeanne-Antoinette obtient en 1745. Des vers de Voltaire ont fait croire que Louis XV avait séduit la future marquise de Pompadour lors des bals « paré » et « des Ifs» donnés à Versailles, en l’honneur du mariage du dauphin. Le roi et sept de ses proches apparaissent à gauche du dessin, déguisés en ifs taillés.

Désanoblie après un mariage qu’elle vient de rompre, Jeanne-Antoinette se doit de recevoir un nouveau titre, celui de marquise de Pompadour, pour paraître officiellement à la Cour et devenir maîtresse du roi.

Grâce à une rente annuelle, elle fait l’acquisition de plusieurs demeures d’exception :
les châteaux de Crécy, de La Celle-Saint-Cloud, de Ménars, puis l’hôtel d’Evreux, actuel palais de l’Elysée. Son goût pour l’aménagement intérieur s’y exprime. Protectrice des arts, la marquise sait s’entourer des grands artistes de l’époque et dispose des meilleurs artisans des Bâtiments du roi. Parallèlement, elle s’installe à l’automne 1745 au château de Versailles, dans l’appartement de la duchesse de Châteauroux dit l’appartement d’en haut.

Elle le quittera, dès 1749, pour s’établir au rez-de-chaussée du corps central de la demeure
royale : dans l’appartement d’en bas. Changement d’habitat, changement de statut aussi : depuis 1751, la marquise a cessé d’être la maîtresse du roi pour devenir l’amie et la conseillère.

Charles-Antoine Coypel
Pierre Jélyotte dans le rôle de la nymphe Platée dans Platée au Junon jalouse, opéra-bouffe de Jean-Baptiste Rameau
Huile sur toile
H : 0,54 m ; L : 0,46 m
Inv. M.I. 1049
Paris, musée du Louvre

Charles-Antoine Coypel 
Pierre Jélyotte dans le rôle de la nymphe Platée dans Platée au Junon jalouse, opéra-bouffe de Jean-Baptiste Rameau
Huile sur toile
H : 0,54 m ; L : 0,46 m 
Inv. M.I. 1049 
Paris, musée du Louvre
© 2006 Musée du Louvre / Angèle Dequier

Maurice-Quentin Delatour
Portrait de Prosper Jolyot de Crébillon
Pastel
H. : 0,31 m. ; L. : 0,22 m
Inv. L.T. 37
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer

Maurice-Quentin Delatour
Portrait de Prosper Jolyot de Crébillon
Pastel
H. : 0,31 m. ; L. : 0,22 m
Inv. L.T. 37
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Gérard Blot

Anonyme (France, vers 1750)
Danseuse sur une scène
Plume et aquarelle
H. : 0,35 m ; L. : 0,27 m
Rés. D216 05, fol. 2
Paris, bibliothèque de l'Opéra

Anonyme (France, vers 1750)
Danseuse sur une scène
Plume et aquarelle
H. : 0,35 m ; L. : 0,27 m
Rés. D216 05, fol. 2
Paris, bibliothèque de l'Opéra
Cliché Bibliothèque nationale de France

Louis Tocqué
Charles-François Paul Le Normant de Tournehem
Huile sur toile
H : 1,34 m ; L : 1,09 m
Inv. MV 3774
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon

Louis Tocqué
Charles-François Paul Le Normant de Tournehem
Huile sur toile
H : 1,34 m ; L : 1,09 m
Inv. MV 3774
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Photo RMN / Gérard Blot

Maurice-Quentin DELATOUR
Portrait de Louis XV en buste (1748)
Pastel sur papier gris-bleu collé en plein sur une toile tendue sur châssis.
H. : 0,60 m ; L. 0,54 m
Inv. 27615
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques

Maurice-Quentin DELATOUR
Portrait de Louis XV en buste (1748)
Pastel sur papier gris-bleu collé en plein sur une toile tendue sur châssis. 
H. : 0,60 m ; L. 0,54 m
Inv. 27615
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© 2005 Musée du Louvre / Martine Beck-Coppola

Anicet Charles Gabriel Lemonnier
Lecture de la tragédie de "l'orphelin de la Chine" de Voltaire dans le salon de madame Geoffrin
Huile sur toile
H. : 1,29 m. ; L. : 1,96 m.
Inv. MM.59-3-1
Malmaison, châteaux de Malmaison et Bois-Préau

Anicet Charles Gabriel Lemonnier
Lecture de la tragédie de "l'orphelin de la Chine" de Voltaire dans le salon de madame Geoffrin
Huile sur toile
H. : 1,29 m. ; L. : 1,96 m.
Inv. MM.59-3-1
Malmaison, châteaux de Malmaison et Bois-Préau
© Photo RMN / Daniel Arnaudet

Jean-Honoré Fragonard
Denis Diderot
Huile sur toile
Vers 1769
H : 0,82 m. ; L : 0,65 m.
R.F. 1972-14
Paris, musée du Louvre

Jean-Honoré Fragonard
Denis Diderot
Huile sur toile
Vers 1769
H : 0,82 m. ; L : 0,65 m.
R.F. 1972-14
Paris, musée du Louvre
© 2003 Musée du Louvre / Angèle Dequier

Jean-Antoine Houdon
Voltaire François Marie AROUET dit
Marbre
RF 1426
Paris, musée du Louvre

Jean-Antoine Houdon 
Voltaire François Marie AROUET dit 
Marbre 
RF 1426 
Paris, musée du Louvre
© 1997 Musée du Louvre / Pierre Philibert

Maurice-Quentin Delatour
Jean-Jacques Rousseau
Pastel
H. : 0,45 m. ; L. : 0,34 m.
Inv. LT5
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer

Maurice-Quentin Delatour
Jean-Jacques Rousseau 
Pastel
H. : 0,45 m. ; L. : 0,34 m.
Inv. LT5
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Gérard Blot

Maurice-Quentin Delatour
Jean Le Rond d'Alembert
Pastel sur papier gris bleu tendu sur châssis
H. : 0,56 m ; L. : 0,46 m
R.F. 3893
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques

Maurice-Quentin Delatour
Jean Le Rond d'Alembert
Pastel sur papier gris bleu tendu sur châssis
H. : 0,56 m ; L. : 0,46 m
R.F. 3893
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© 2005 Musée du Louvre / Martine Beck-Coppola

Jean Baptiste Oudry (1686-1755)
Chasse de Louis XV : les chiens au rendez-vous
Inv. M.R.2231
Fontainebleau, château

Jean Baptiste Oudry (1686-1755)
Chasse de Louis XV : les chiens au rendez-vous
Inv. M.R.2231
Fontainebleau, château
© Photo RMN / DR

Jean-Marc Nattier
La duchesse de Châteauroux
Huile sur toile
H : 0,81 m ; L : 1,01 m
Inv. M.V. 8415
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon

Jean-Marc Nattier
La duchesse de Châteauroux
Huile sur toile
H : 0,81 m ; L : 1,01 m
Inv. M.V. 8415
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Photo RMN / Daniel Arnaudet

Charles-Nicolas Cohin le fils
Le "bal paré" donné à Versailles le 24 février 1745
Plume et encre noire, lavis gris, aquarelle et rehauts de gouache blanche
H : 0,74 m ; L : 0,53 m
Inv. 25251
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques

Charles-Nicolas Cohin le fils
Le "bal paré" donné à Versailles le 24 février 1745
Plume et encre noire, lavis gris, aquarelle et rehauts de gouache blanche
H : 0,74 m ; L : 0,53 m
Inv. 25251
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© Photo RMN / Michèle Bellot

Charles-Nicolas Cochin le fils
Le bal masqué, dit "bal des ifs"
Plume et encre noire, lavis gris, aquarelle et rehauts de gouache blanche
H : 0,45 m ; L : 0,76 m
Inv. 25253
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques

Charles-Nicolas Cochin le fils
Le bal masqué, dit "bal des ifs"
Plume et encre noire, lavis gris, aquarelle et rehauts de gouache blanche
H : 0,45 m ; L : 0,76 m
Inv. 25253
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© Photo RMN / Michèle Bellot

Jacques-André Portail
Château de la Celle [Saint-Cloud]
MV5548 Inv. Dessins 811
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon

Jacques-André Portail
Château de la Celle [Saint-Cloud]
MV5548 Inv. Dessins 811
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Photo RMN / Gérard Blot

Nicolas Perignon
Vue du château de Ménars, du côté de l'entrée
Plume et encre noire, gouache et aquarelle
H. : 0,14 m ; L. : 0,28 m
Inv. 32322
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques

Nicolas Perignon
Vue du château de Ménars, du côté de l'entrée
Plume et encre noire, gouache et aquarelle
H. : 0,14 m ; L. : 0,28 m
Inv. 32322
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© Photo RMN / Thierry Le Mage

Ecole française (18e siècle)
Vue de l'hôtel et des jardins d'Evreux à Paris, appartenant à madame la marquise de Pompadour
Gravure rehaussée d'aquarelle
H. : 0,30 m ; L. : 0,44 m
Inv. Gravures 728
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon

Ecole française (18e siècle)
Vue de l'hôtel et des jardins d'Evreux à Paris, appartenant à madame la marquise de Pompadour
Gravure rehaussée d'aquarelle
H. : 0,30 m ; L. : 0,44 m
Inv. Gravures 728
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Photo RMN / Droits réservés

Le grand cabinet des appartements du haut

Le grand cabinet des appartements du haut
© Château de Versailles / Jean-Marc Manaï

La chambre à coucher des appartements du haut

La chambre à coucher des appartements du haut
© Château de Versailles / Jean-Marc Manaï
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La commande d’une favorite

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On ne connaît pas la date exacte de la commande du portrait de la marquise ; 1751 semble néanmoins l’année la plus probable.

Dès 1746, elle se fait portraiturer par Nattier en Diane chasseresse. En passant commande à Delatour quelques années plus tard, madame de Pompadour l’intègre au cercle de ses nombreux portraitistes : Boucher fait d’elle plusieurs esquisses jusqu’au célèbre portrait dit à la robe verte ; Carle Vanloo la figure sous les traits d’une sultane, puis d’une bergère tandis que Drouais la représente en brodeuse en 1763, un an avant qu’elle ne décède à l’âge de quarante-trois ans.

Le portrait de Delatour est, quant à lui, exposé en 1755 au Salon. L’œuvre présente un format tout à fait exceptionnel pour un pastel : 1,77 mètre de hauteur sur 1,30 mètre de largeur.

Manifestement, Delatour a cherché à faire du portrait de la marquise un « chef d’oeuvre » de pastel, très proche dans sa composition du Portrait du président de Rieux . Légèrement plus grand (2,10 mètre de hauteur ;
1,51 mètre de largeur), de quatorze années antérieur,
ce portrait semble préfigurer celui de la marquise.
La monumentalité du format, l’ambition du contenu et une exécution soignée sont communes aux deux œuvres.

De la lente élaboration nécessaire au portrait de la favorite subsistent trois esquisses préparatoires du visage ; car seule la tête a été dessinée d’après nature.

Sur les trois études, toutes conservées au musée Antoine Lécuyer de Saint-Quentin, l’une interroge davantage les spécialistes. L’identification du modèle y demeure délicate, contrairement aux deux autres feuilles visiblement fidèles aux traits de la marquise.
Les dimensions de ces deux derniers visages correspondent, par ailleurs, davantage avec celui du pastel achevé (15,2 cm de hauteur sur 13,3 cm au plus large de la face).

Malgré ce travail de préparation, la réalisation du tableau se révèle longue et difficile : « Que de peines pour l’obtenir, et que de précautions à prendre pour mener le chef-d’œuvre à bonne fin ! », écrivait la marquise dans sa correspondance.

Nattier Jean-Marc (1685-1766)
Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de Pompadour (1722-1764) représentée travestie en Diane chasseresse
Huile sur toile
H. : 1,02 m. ; L. : 0,82 m.
Inv. M.V. 9042
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon

Nattier Jean-Marc (1685-1766)
Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de Pompadour (1722-1764) représentée travestie en Diane chasseresse
Huile sur toile
H. : 1,02 m. ; L. : 0,82 m.
Inv. M.V. 9042
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Photo RMN / Gérard Blot

François Boucher
Madame de Pompadour, la main sur le clavier du clavecin (1750 ?)
Huile sur papier marouflé sur toile
H. : 0,61 m ; L. : 0,46 m
R.F. 2142
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques

François Boucher
Madame de Pompadour, la main sur le clavier du clavecin (1750 ?)
Huile sur papier marouflé sur toile
H. : 0,61 m ; L. : 0,46 m
R.F. 2142
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© Photo RMN / Daniel Arnaudet

François Boucher
Portrait de la marquise de Pompadour, 1757
Huile sur toile
H : 2,10 m ; L : 1, 57 m
Munich, Bayerische Hypotheken-und Wechsel Bank (n°18), en dépôt à la Alte Pinakothek

François Boucher
Portrait de la marquise de Pompadour, 1757 
Huile sur toile 
H : 2,10 m ; L : 1, 57 m
Munich, Bayerische Hypotheken-und Wechsel Bank (n°18), en dépôt à la Alte Pinakothek
© Blauel / Gnamm - ARTOTHEK

Carle Vanloo
La sultane buvant du café, vers 1754
Huile sur toile
H : 1, 20 m ; L : 1, 27 m
Inv. 7489
Saint-Pétersbourg, musée de l’Ermitage

Carle Vanloo
La sultane buvant du café, vers 1754 
Huile sur toile 
H : 1, 20 m ; L : 1, 27 m
Inv. 7489
Saint-Pétersbourg, musée de l’Ermitage
© The State Hermitage Museum, Saint Petersburg.

Carle Vanloo
La marquise de Pompadour en bergère, vers 1760
Huile sur toile
H. : 0,81 m ; L. : 0,64 m
Inv. MV 8616
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon

Carle Vanloo
La marquise de Pompadour en bergère, vers 1760 
Huile sur toile 
H. : 0,81 m ; L. : 0,64 m
Inv. MV 8616 
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Photo RMN / DR

François-Hubert Drouais
Madame de Pompadour à son métier à broder
Huile sur toile
H : 2, 17 m ; L : 1, 56 m
Inv. NG 6440
Londres, The National Gallery

François-Hubert Drouais 
Madame de Pompadour à son métier à broder 
Huile sur toile
H : 2, 17 m ; L : 1, 56 m 
Inv. NG 6440 
Londres, The National Gallery
© National Gallery of London

Maurice-Quentin Delatour
Portrait du président Gabriel Bernard de Rieux (vers 1739-1741)
Pastel sur assemblage de papiers gris-bleu, marouflé sur une toile tendue sur châssis.
H. : 2,10 m ; L. 1,51 m
Inv. 94 P.C.39
Los Angeles, The J. Paul Getty Museum

Maurice-Quentin Delatour
Portrait du président Gabriel Bernard de Rieux (vers 1739-1741)
Pastel sur assemblage de papiers gris-bleu, marouflé sur une toile tendue sur châssis.
H. : 2,10 m ; L. 1,51 m
Inv. 94 P.C.39
Los Angeles, The J. Paul Getty Museum
© The J. Paul Getty Museum, Los Angeles.

Maurice-Quentin Delatour
"Préparation" d'après le visage de madame de Pompadour
Pastel sur papier beige
H. : 0,32 m ; L. : 0,24 m
Inv. L.T. 109
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer

Maurice-Quentin Delatour
"Préparation" d'après le visage de madame de Pompadour
Pastel sur papier beige
H. : 0,32 m ; L. : 0,24 m
Inv. L.T. 109
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Gérard Blot

Maurice-Quentin Delatour
"Préparation" d'après le visage de madame de Pompadour
Pastel sur papier beige ; la tête collée sur un papier plus sombre
H. : 0,32 m ; L. : 0,24 m
Inv. L.T. 71
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer

Maurice-Quentin Delatour
"Préparation" d'après le visage de madame de Pompadour
Pastel sur papier beige ; la tête collée sur un papier plus sombre
H. : 0,32 m ; L. : 0,24 m
Inv. L.T. 71
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Gérard Blot

Maurice-Quentin Delatour
"Préparation" d'après le visage de madame de Pompadour
Pastel sur papier beige
H. : 0,32 m ; L. : 0,24 m
Inv. L.T. 12
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer

Maurice-Quentin Delatour
"Préparation" d'après le visage de madame de Pompadour
Pastel sur papier beige
H. : 0,32 m ; L. : 0,24 m
Inv. L.T. 12
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Gérard Blot

Maurice-Quentin Delatour
Portrait présumé de Madame de Pompadour
Pastel sur papier beige
Ovale. H : 0,30 m ; L : 0,24 m
RF 54682
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques

Maurice-Quentin Delatour
Portrait présumé de Madame de Pompadour
Pastel sur papier beige
Ovale. H : 0,30 m ; L : 0,24 m
RF 54682
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© 2008 Musée du Louvre / Harry Bréjat
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La composition du tableau

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Autre aspect du travail de préparation chez Delatour succédant à l’étape des esquisses : le tracé des lignes de construction, visibles notamment sur le Portrait de Marie-Josèphe de Saxe et son fils, grand pastel resté inachevé.
Il semblerait logique que Delatour ait procédé de même pour composer le portrait de la
marquise ; même si le degré d’achèvement impeccable du pastel ne laisse plus apparaître de telles lignes. La fluidité et l’intelligence de l’organisation spatiale renvoient néanmoins à une élaboration de grande qualité.

La composition du pastel s’organise en effet autour d’un grand motif pyramidal, formé par la marquise et sa mise glissant jusqu’au carton à dessin ; une forme dynamique qui s’inscrit avec efficacité au centre de l’œuvre.

L’axe médian de celle-ci passe subtilement au centre de l’œil gauche de la portraiturée, poursuivant jusqu’à sa main avant de descendre au niveau de la lisière du talon.

Le cheminement du regard est soigneusement ménagé : le tapis, au premier plan, remplit son rôle de trompe-l’œil semblant creuser l’œuvre de papier et offrant au motif pyramidal sa base. Parcourant la robe, le regard s’élève jusqu’à atteindre le visage de la marquise presque rêveur, tourné vers la gauche.
Ce mouvement de tête est accompagné par la courbe que forme la tenture de l’arrière-plan, elle-même reprise par la position du bras gauche et les éléments ondulants de la boiserie de style rocaille. Le regard découvre alors la partie droite du pastel sur laquelle nous reviendrons en détail.

L’œuvre présente une harmonie chromatique remarquable où la couleur bleue domine : bleu des huit feuilles de papier qui composent le portrait et dont la teinte influe sur l’impression d’ensemble ; bleu soutenu des motifs du tapis et de « l’auréole » de pastel pour une marquise aux yeux d’azur ; bleu plus sourd pour les boiseries et le ciel du paysage d’inspiration flamande ; bleu plus ou moins pâle, enfin, pour les tapisseries des fauteuils, les fleurettes de la robe, la couverture de la partition et les rubans du carton à dessin.

Maurice-Quentin Delatour
Marie-Josèphe de Saxe et le duc de Bourgogne
Pastel
H. : 1,60 m. ; L. : 1,14 m.
Inv. LT17
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer

Maurice-Quentin Delatour
Marie-Josèphe de Saxe et le duc de Bourgogne
Pastel
H. : 1,60 m. ; L. : 1,14 m.
Inv. LT17
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Gérard Blot

Maurice-Quentin Delatour (Saint-Quentin, 1704 - Saint-Quentin, 1788)
Le portrait de la marquise de Pompadour
Pastel avec rehauts de gouache sur au moins huit feuilles de papier bleu dont un empiècement pour le visage, collées en plein sur une toile tendue sur châssis
H. : 1,77 m. ; L. : 1,36 m.
Inv. 27614
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques

Maurice-Quentin Delatour (Saint-Quentin, 1704 - Saint-Quentin, 1788)
Le portrait de la marquise de Pompadour 
Pastel avec rehauts de gouache sur au moins huit feuilles de papier bleu dont un empiècement pour le visage, collées en plein sur une toile tendue sur châssis 
H. : 1,77 m. ; L. : 1,36 m.
Inv. 27614
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© Erich Lessing
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Une robe à la française

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Objet de toutes les attentions au cœur de l’harmonie bleutée :
la robe, au coloris clair.

Il s’agit d’une robe à la française, summum de l’élégance féminine au XVIIIe siècle, dont la mode apparaît vers 1750.

Elle se compose d’un corsage au grand décolleté, presque carré et très ajusté. Monté à la ceinture, le bas de la robe s’ouvre sur une jupe dite de dessous. Dans le dos, invisible ici, la robe forme une traîne. Portée sur des paniers dont le volume amplifie les hanches, la mise est ajustée sur un corps à baleines qui modèle buste et silhouette.

Le tissu employé pour la robe de la marquise est luxueux : la légèreté du tombé et son chatoiement semblent indiquer un fond de satin aux reliefs de lampas, étoffe de soie à grands dessins tissés en relief. Des rameaux stylisés de feuillages dorés forment le motif principal du tissu, rythmé par des groupes de fleurettes dont le naturel contraste délicatement avec la stylisation des rameaux.
Bâti dans le même tissu, le plastron est garni d’une « échelle
de rubans » se substituant à la traditionnelle « pièce d’estomac ». Des manches relevées en double pagode, c’est-à-dire composées de volants, et plus étroites à la saignée du bras, s’échappent des
« engageantes » : superposition de dentelle ou de tissu très fin, souvent brodé. Le point d’Alençon et le point de Beauvais sont alors particulièrement prisés pour les toilettes somptueuses.

Dernière preuve du raffinement du vêtement : la doublure, une finition très rare à l’époque, visible sous les plis de la jupe et de la robe. Mais presque étonnamment, la marquise apparaît chaussée de mules. Ni coiffure sophistiquée, ni parure de bijoux, pourtant nombreuses dans son inventaire, ne complètent sa toilette. Nulle négligence néanmoins si l’on considère le caractère privé du portrait. A trente-quatre ans, la marquise est représentée chez elle et y exprime son individualité. Elle ne pouvait, par ailleurs, ignorer les grandes définitions du genre du portrait présentes alors dans les textes des Lumières.

Retenons celle de Montesquieu et son célèbre « je ne sais quoi » développé dans son Essai sur le goût. L’expression désigne tout à la fois la grâce des femmes, leur charme piquant et une élégance désinvolte. Autant d’adjectifs qualifiant l’œuvre de Delatour, loin de s’être limité à faire le portrait d’une robe.

Robe à la française et jupe vers 1755
En soie, satin liseré, gris et vert, applications de chenille de soie verte
Inv. GAL 15611.D.37
Paris, musée Galliera, musée de la mode de la ville de Paris

Robe à la française et jupe vers 1755
En soie, satin liseré, gris et vert, applications de chenille de soie verte
Inv. GAL 15611.D.37
Paris, musée Galliera, musée de la mode de la ville de Paris
© L. Degrâces et Ph. Ladet / Galliera / Roger-Viollet

Panier datant de 1750
Inv. Cluny 7874
Paris, musée des arts décoratifs

Panier datant de 1750
Inv. Cluny 7874 
Paris, musée des arts décoratifs
© Les Arts décoratifs / Musée de la mode et du textile, Paris / Photo Laurent Sully Jaulmes

Corps à baleines
Inv. 10801
Paris, musée des arts décoratifs

Corps à baleines
Inv. 10801
Paris, musée des arts décoratifs
© Les Arts décoratifs / Musée de la mode et du textile, Paris / Photo Laurent Sully Jaulmes

Détail du tissu d'une robe volante de satin vert émeraude
Lampassé d'un décor de grosses fleurs séparées de tons rouge, bleu et vert-jaune.
Vers 1735
UF 59-31-1
Paris, musée des arts décoratifs

Détail du tissu d'une robe volante de satin vert émeraude
Lampassé d'un décor de grosses fleurs séparées de tons rouge, bleu et vert-jaune.
Vers 1735
UF 59-31-1
Paris, musée des arts décoratifs
© Les Arts Décoratifs, musée de la mode et du textile, coll. Ufac

Engageante à trois volants en dentelle carrickmacross
Inv. GAL 1961.90.8
Engageante à trois volants en mousseline brodée au point de Beauvais
Inv. GAL 1970.9.6
Engageantes à deux volants en mousseline façonnée bordée d'une broderie blanche
Inv. GAL 1967.82.11
Vers 1750
Paris, musée Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris

Engageante à trois volants en dentelle carrickmacross
Inv. GAL 1961.90.8
Engageante à trois volants en mousseline brodée au point de Beauvais
Inv. GAL 1970.9.6 
Engageantes à deux volants en mousseline façonnée bordée d'une broderie blanche
Inv. GAL 1967.82.11
Vers 1750
Paris, musée Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris
© Stéphane Piera / Galliera / Roger-Viollet

Détail d'une barbe au point d'Alençon (pan de tissu ou de dentelle pendant d'une coiffe)
Daté 1750-1760.
Lin, exécutée à l'aiguille
H. 8 cm ; L. 120 cm
Inv. 2002.3.4
Alençon, musée des beaux-arts et de la dentelle

Détail d'une barbe au point d'Alençon (pan de tissu ou de dentelle pendant d'une coiffe)
Daté 1750-1760.
Lin, exécutée à l'aiguille
H. 8 cm ; L. 120 cm
Inv. 2002.3.4
Alençon, musée des beaux-arts et de la dentelle
© Gilles KERVELLA

Mules en soie brochée blanche,
ornées sur le devant d'un ruché chocolat et d'un motif floral brodé,
talons bobine recouverts de cuir blanc,
semelle de peau blanche,
Pointure 37
UF 49-32-130 AB
Paris, musée des arts décoratifs

Mules en soie brochée blanche,
ornées sur le devant d'un ruché chocolat et d'un motif floral brodé, 
talons bobine recouverts de cuir blanc, 
semelle de peau blanche, 
Pointure 37
UF 49-32-130 AB
Paris, musée des arts décoratifs
© Les Arts décoratifs / Musée de la mode et du textile, Paris / Photo Laurent Sully Jaulmes
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Un portrait politique audacieux

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Portrait d’une robe, portrait d’une femme, portrait politique aussi. Au-delà du raffinement de la mise, l’œuvre de Delatour offre l’image complexe de la marquise.

Placés sur la table où elle s’appuie, des ouvrages ont valeur de manifeste. Le premier d’entre eux, Pastor Fido, tragi-comédie de Guarini, renvoie au goût de la marquise pour le théâtre qu’elle aimait à jouer. Les auteurs des livres suivants, philosophes parfois chassés de France, répondent au nom de Voltaire, auteur de La Henriade (1728), ou de Montesquieu, condamné pour son Esprit des lois (1749) mis à l'Index par l’Eglise en 1751. A côté d’un ouvrage dont le titre est en partie effacé, apparaît le tome IV de L’Encyclopédie qui marque la reprise de cette publication interdite en France depuis 1752.
Il fallait de l’audace à madame de Pompadour pour s’afficher protectrice d’auteurs récusant le principe de la monarchie absolue, alors incarnée par Louis XV dont elle était la favorite .

D’autres éléments viennent compléter le portrait.
En avant des livres et du globe centré sur l’Europe et la France, Delatour a placé le Traité des pierres gravées, ouvrage consacré à l’intaille et au lapidaire de Pierre-Jean Mariette, lui-même grand collectionneur de dessins et de gravures. Une estampe, tirée de ce livre que possédait la marquise, apparaît déroulée sur la table. Delatour n’a pas hésité à l’attribuer à la portraiturée en la signant Pompadour sculpsit. Cette planche fut en réalité gravée par le comte de Caylus. Flatterie destinée au commanditaire ou hommage rendu aux estampes de la marquise qui gravait sur pierre et sur cuivre ?

Autre évocation faite à la gravure et aux arts graphiques : les quelques feuilles qui s’échappent du carton à dessin placé aux pieds de la marquise et sur lequel se lisent les armoiries des Pompadour.

La musique, quant à elle, est évoquée par des partitions ; l’une tenue entre ses mains de musicienne accomplie ; l’autre posée sur le fauteuil de l’arrière-plan, à côté d’une guitare baroque.

Musique et arts, belles lettres et politique se trouvent ici réunis autour d’un portrait magistral. Le genre est en mutation au milieu du XVIIIe siècle et le portrait féminin se diversifie. Parmi les nouvelles formules, se développe l’image de la femme d’esprit. En voici un exemple dont la comparaison est flatteuse pour le portrait de la marquise de Pompadour. A la fois tableau d’histoire et portrait de l’intime, plaidoyer politique et incarnation d’une beauté, l’œuvre de Delatour aura su jouer, au fil du pastel, sur l’oscillation des impressions.

Anonyme (France, vers 1750)
Costume pour Alzire, ou les Américains, tragédie de Voltaire. Pièce représentée dans le théâtre des petits cabinets en 1750 devant l'auteur, madame de Pompadour ayant le rôle titre.
Plume et aquarelle
H. : 0,35 m ; L. : 0,27 m
Rés. D216 05, fol. 16
Paris, bibliothèque de l'Opéra

Anonyme (France, vers 1750)
Costume pour Alzire, ou les Américains, tragédie de Voltaire. Pièce représentée dans le théâtre des petits cabinets en 1750 devant l'auteur, madame de Pompadour ayant le rôle titre.
Plume et aquarelle
H. : 0,35 m ; L. : 0,27 m
Rés. D216 05, fol. 16
Paris, bibliothèque de l'Opéra
Cliché Bibliothèque nationale de France

Maurice-Quentin Delatour
Préparation au portrait de Voltaire, 1736
Pastel
H : 0,36 m ; L : 0,28 m
Inv. 1995-6-1
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer

Maurice-Quentin Delatour
Préparation au portrait de Voltaire, 1736 
Pastel 
H : 0,36 m ; L : 0,28 m 
Inv. 1995-6-1
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Gérard Blot

Jean-Antoine Dassier (d’après)
Baron de Montesquieu, philosophe vers 1728
Huile sur toile
H 0, 63 ; L 0, 52
Inv. M.V. 2976
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon

Jean-Antoine Dassier (d’après) 
Baron de Montesquieu, philosophe vers 1728
Huile sur toile 
H 0, 63 ; L 0, 52 
Inv. M.V. 2976
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Photo RMN / DR

Hyacinthe Rigaud
Louis XV, roi de France représenté assis en grand manteau royal à l’âge de cinq ans (1715)
Huile sur toile
H : 2, 08 m ; L : 1, 54 m
Inv. M.V. 2174
Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon

Hyacinthe Rigaud 
Louis XV, roi de France représenté assis en grand manteau royal à l’âge de cinq ans (1715) 
Huile sur toile 
H : 2, 08 m ; L : 1, 54 m
Inv. M.V. 2174
Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon
© Photo RMN / Daniel Arnaudet

Gravure du Comte de Caylus d'après le dessin de Edme Bouchardon
"Le graveur de pierres fines à son travail" in Traité des pierres gravées de Pierre-Jean Mariette
Eau-forte
Res. J. 595
Paris, Bibliothèque nationale de France

Gravure du Comte de Caylus d'après le dessin de Edme Bouchardon
"Le graveur de pierres fines à son travail" in Traité des pierres gravées de Pierre-Jean Mariette
Eau-forte
Res. J. 595
Paris, Bibliothèque nationale de France
Cliché Bibliothèque nationale de France

Gravure de Madame de Pompadour d'après François Boucher
"Génie militaire" in Suite d'estampes d'après les pierres gravées de Guay graveur du Roi
Eau-forte, retouches au burin
H : 0, 13 m ; L : 0, 11 m
L. 207 L.R
Paris, musée du Louvre, collection Edmond de Rothschild, donation 1935.

Gravure de Madame de Pompadour d'après François Boucher
"Génie militaire" in Suite d'estampes d'après les pierres gravées de Guay graveur du Roi
Eau-forte, retouches au burin
H : 0, 13 m ; L : 0, 11 m
L. 207 L.R 
Paris, musée du Louvre, collection Edmond de Rothschild, donation 1935.
© Photo RMN / DR

Histoire d'Agiatis, reyne de Sparte, ou les guerres civiles des Lacédémoniens sous les rois Agis et Léonidas
Reliure en veau marbré, aux armes de la marquise de Pompadour
Edité à Paris chez G. de Lyune en 1685
V5935(1-2)
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon

Histoire d'Agiatis, reyne de Sparte, ou les guerres civiles des Lacédémoniens sous les rois Agis et Léonidas
Reliure en veau marbré, aux armes de la marquise de Pompadour
Edité à Paris chez G. de Lyune en 1685
V5935(1-2)
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Photo RMN / Franck Raux

Marianne Loir
Portrait de la marquise du Châtelet
Huile sur toile
H : 1,18 m ; L : 0,96 m
Inv. Bx E19
Bordeaux, musée des Beaux-Arts

Marianne Loir
Portrait de la marquise du Châtelet 
Huile sur toile 
H : 1,18 m ; L : 0,96 m
Inv. Bx E19 
Bordeaux, musée des Beaux-Arts
© Photo RMN / A. Danvers
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Une technique, un artiste

La technique du pastel

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Si le pastel est utilisé depuis longtemps par les artistes - Léonard de Vinci le qualifie déjà de « mode à colorier à sec » -, le XVIIIe siècle voit le triomphe de cette technique.

Certes, Charles Le Brun l’utilise déjà pour noter les traits de Louis XIV. Certes, Nicolas Dumonstier est reçu premier pastelliste à l’Académie royale dès 1665.

Toutefois, il faut attendre le deuxième quart du XVIIIe siècle pour que le pastel connaisse un véritable engouement et une pratique moins confidentielle.

Le pastel, qualifié de « fleur et de poussière de vie » par les frères Goncourt, est une technique sèche de dessin. De l’argile broyée mêlée à des poudres de couleurs, un liant (en l’occurrence de la gomme arabique) et une terre destinée à donner de la consistance à la préparation sont les composants de base. L’argile assure la cohésion des pigments et sa plasticité est stabilisée par un agent captant l’humidité de l’air, tel que le miel. L’ensemble est façonné en petits cylindres mis à sécher.

Le tracé du pastel se caractérise par un aspect poudreux et velouté. C’est sa nature granuleuse qui,
en provoquant la réfraction de la lumière, lui donne un éclat particulier. Il offre à la fois la polychromie du trait (sous forme de hachures ou de touches fines),
et la coloration des surfaces par frottis et estompage (au doigt ou au chiffon).

Toujours très apprécié pour la rapidité d’exécution qu’il permet,
le pastel atteint aujourd’hui les mille cinq cents nuances, pour environ cinq cents au XIXe siècle.

Il s’applique sur un support papier généralement teinté ou un carton doté d’un grain abrasif plus ou moins fort, qui accroche les particules poudreuses.
Ces différents supports pouvaient être marouflés sur une toile puis montés sur châssis lorsque le pastel était composé de plusieurs feuilles de papier. L’ensemble était alors placé dans un cadre ménageant un espace entre l’œuvre et la vitre afin d’éviter tout frottement. Car le pastel présente un inconvénient : sa fragilité. Il s’efface au moindre contact et nécessite une fixation. Projeté par pulvérisation sur la surface de l’œuvre, un fixatif à base d’un solvant volatil (eau et alcool) et d’un adhésif transparent (gélatine) se généralise au cours du XVIIIe siècle. Delatour va chercher pendant de longues années la formule du fixatif idéal qui ne ternit ni l’éclat du coloris, ni n’écrase la légèreté de la poudre du pastel. Plusieurs œuvres témoignent de ses essais comme on peut le constater sur l’Autoportrait de 1742 où le fixatif a tracé une ligne autour de la tête. En 1753, Antoine-Joseph Loriot, mécanicien du roi et ami de Delatour, met au point un nouveau fixatif, rapidement approuvé par l’Académie royale de peinture. Sept ans auparavant, en 1746, Delatour avait été reçu peintre de portraits par cette même institution.

Charles Le Brun
Portrait de Louis XIV (1667)
Pastel sur papier-beige, collé par les bords sur carton.
H. : 0,52 m ; L. : 0,40 m
Inv. 29874
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques

Charles Le Brun
Portrait de Louis XIV (1667)
Pastel sur papier-beige, collé par les bords sur carton.
H. : 0,52 m ; L. : 0,40 m
Inv. 29874
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© 2005 Musée du Louvre / Martine Beck-Coppola

Pigments

Pigments
© la Maison du Pastel

Broyage des composants

Broyage des composants
© la Maison du Pastel

Argile

Argile
© la Maison du Pastel

Façonnage et séchage

Façonnage et séchage
© la Maison du Pastel

Tracés

Tracés
© la Maison du Pastel

Maurice-Quentin Delatour
Portrait de Prosper Jolyot de Crébillon
Pastel
H. : 0,31 m. ; L. : 0,22 m
Inv. L.T. 37
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer

Maurice-Quentin Delatour
Portrait de Prosper Jolyot de Crébillon
Pastel
H. : 0,31 m. ; L. : 0,22 m
Inv. L.T. 37
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Gérard Blot

Maurice-Quentin Delatour
"Préparation" d'après le visage de madame de Pompadour
Pastel sur papier beige
H. : 0,32 m ; L. : 0,24 m
Inv. L.T. 12
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer

Maurice-Quentin Delatour
"Préparation" d'après le visage de madame de Pompadour
Pastel sur papier beige
H. : 0,32 m ; L. : 0,24 m
Inv. L.T. 12
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Gérard Blot

Boîte de pastels

Boîte de pastels
© 2008 Musée du Louvre / Cécile Dégremont

Boîte de pastels

Boîte de pastels
© 2008 Musée du Louvre / Cécile Dégremont

Maurice-Quentin Delatour
Tête d'homme tournée vers la droite
Papier bleu, pierre noire, rehauts de blanc, sanguine
H. : 0,28 m. ; L. : 0,22 m.
RF3741
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques

Maurice-Quentin Delatour 
Tête d'homme tournée vers la droite
Papier bleu, pierre noire, rehauts de blanc, sanguine
H. : 0,28 m. ; L. : 0,22 m.
RF3741
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© Photo RMN / Michèle Bellot

Châssis

Châssis
© 2008 Musée du Louvre / Cécile Dégremont

Maurice-Quentin Delatour
Portrait de Jean Restout, peintre
Pastel
H. : 1,08 m. ; L. : 0,89 m.
Inv. 27616
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques

Maurice-Quentin Delatour 
Portrait de Jean Restout, peintre
Pastel
H. : 1,08 m. ; L. : 0,89 m.
Inv. 27616
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© Photo RMN / Gérard Blot

Cadre

Cadre
© 2008 Musée du Louvre / Cécile Dégremont

Fixatif

Fixatif
© 2008 Musée du Louvre / Cécile Dégremont

Maurice-Quentin Delatour
Autoportrait (1742)
Pastel
H. : 0,38 m ; L. : 0,30 m
L.T. 3
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer

Maurice-Quentin Delatour 
Autoportrait (1742)
Pastel
H. : 0,38 m ; L. : 0,30 m
L.T. 3
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Gérard Blot

Jean Valade
Portrait d’Antoine-Joseph Loriot, en 1763
Pastel
H. : 0, 80 m ; L. : 0, 70 m
Inv.1991-9-1
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer

Jean Valade
Portrait d’Antoine-Joseph Loriot, en 1763
Pastel 
H. : 0, 80 m ; L. : 0, 70 m
Inv.1991-9-1
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Gérard Blot
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Delatour, portraitiste pastelliste

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Delatour, fils d’ingénieur-géographe, naît à Saint-Quentin en 1704 et y mourra en 1788. Après son installation à Paris en 1727, il devient rapidement un artiste aux œuvres remarquées. A Cambrai puis en Angleterre,
il séjourne successivement au gré des congrès diplomatiques dont il croque les représentants.

A la même époque, la vénitienne Rosalba Carriera transforme son passage à Paris (1720-1721) en un véritable événement artistique. Ses portraits très admirés ravivent le goût pour une technique brillante et flatteuse : le pastel. Delatour en fera des copies, dont certaines sont conservées au musée de Saint-Quentin. Dès lors, il se spécialise dans l’art du portrait au pastel. Ses modèles sont déjà célèbres : ainsi Voltaire en 1736.

Son agrément à l’Académie royale de peinture et de sculpture, un an plus tard, puis sa réception en 1746 accélèrent sa carrière, et lui permettent d’exposer régulièrement au Salon jusqu’en 1773.

Apprécié pour la justesse de ses compositions, Delatour portraiture artistes, hommes politiques, et membres de la famille royale : Louis XV et Marie Leszczynska, le dauphin et le comte de Provence, pour n’en citer que quelques-uns.

Ainsi l’intérêt de ses portraits se doublait-il de la qualité des modèles. « Ce tact et ce don de la nature qui saisit du premier coup les traits d’un visage et s’assure de la ressemblance » lui valent d’être reçu conseiller à l’Académie, la plus haute dignité pour un peintre de portraits. Sa réputation fermement établie - il fait des émules dont Perronneau - et l’engouement grandissant pour le pastel font monter ses prix, souvent exorbitants pour l’époque. Il demandera jusqu’à 48 000 livres pour le portrait de la marquise de Pompadour. Mais homme généreux, Delatour s’emploie à créer nombre d’œuvres caritatives pour sa ville natale, et de concours artistiques dotés d’importantes récompenses. Atteint de démence sénile à la fin de sa vie, Delatour semble avoir mis dans ses autoportraits un « je ne sais quoi » de fragilité et de présence immédiate, faisant dire à Diderot : « il semble qu’on les ait toujours vus ».

Face au portrait de la marquise est accroché, en salle 45 des Peintures françaises, son célèbre Autoportrait à l’œil-de-bœuf, pastel acquis en 2005 grâce à la Société des Amis du Louvre. Subtil dialogue des œuvres entre elles : Delatour en tenue d’atelier, à la présence ironique et aux yeux pétillants semble regarder son œuvre de papier. L’intimité du tête-à-tête des séances de pose semble avoir repris le temps d’un accrochage.

Maurice-Quentin Delatour
Autoportrait (1742)
Pastel
H. : 0,38 m ; L. : 0,30 m
L.T. 3
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer

Maurice-Quentin Delatour 
Autoportrait (1742)
Pastel
H. : 0,38 m ; L. : 0,30 m
L.T. 3
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Gérard Blot

Maurice-Quentin Delatour
Philibert Orry, contrôleur général des Finances et directeur des Bâtiments du roi
Pastel sur papier gris bleu
H : 1,45 m ; L : 0,59 m
Inv. 27613
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques

Maurice-Quentin Delatour 
Philibert Orry, contrôleur général des Finances et directeur des Bâtiments du roi 
Pastel sur papier gris bleu 
H : 1,45 m ; L : 0,59 m
Inv. 27613
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© 2005 Musée du Louvre / Martine Beck-Coppola

Rosalba Carriera
Nymphe de la suite d’Apollon
Pastel
H : 0,30 m ; L : 0,20 m
Inv. MA 7683
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques

Rosalba Carriera
Nymphe de la suite d’Apollon
Pastel 
H : 0,30 m ; L : 0,20 m 
Inv. MA 7683
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© Photo RMN / Gérard Blot

Maurice-Quentin Delatour d’après Rosalba Carriera
Nymphe de la suite d’Apollon
Pastel
H : 0,56 m ; L : 0,42 m
Inv. LT99
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer

Maurice-Quentin Delatour d’après Rosalba Carriera 
Nymphe de la suite d’Apollon 
Pastel 
H : 0,56 m ; L : 0,42 m
Inv. LT99
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Agence Bulloz

Maurice-Quentin Delatour
Préparation au portrait de Voltaire, 1736
Pastel
H : 0,36 m ; L : 0,28 m
Inv. 1995-6-1
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer

Maurice-Quentin Delatour
Préparation au portrait de Voltaire, 1736 
Pastel 
H : 0,36 m ; L : 0,28 m 
Inv. 1995-6-1
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Gérard Blot

Gabriel de Saint-Aubin
Salon du Louvre de 1765
Mine de plomb, encre et aquarelle sur papier
H. : 0,24 m ; L. : 0,46 m
Inv. 32749
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques

Gabriel de Saint-Aubin 
Salon du Louvre de 1765
Mine de plomb, encre et aquarelle sur papier 
H. : 0,24 m ; L. : 0,46 m 
Inv. 32749
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© Photo RMN / Gérard Blot

Maurice-Quentin Delatour
Jean Charles Garnier d'Isle
Pastel
H. : 0,44 m ; L : 0,35 m
Inv. L.T. 19
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer

Maurice-Quentin Delatour
Jean Charles Garnier d'Isle
Pastel
H. : 0,44 m ; L : 0,35 m
Inv. L.T. 19
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Gérard Blot

Maurice-Quentin Delatour
Jean-Pâris de Montmartel
Pastel sur papier gris-bleu, collé sur une toile tendue sur châssis
H. : 0,70 m ; L. : 0,57 m
Inv. L.T. 10
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer

Maurice-Quentin Delatour 
Jean-Pâris de Montmartel
Pastel sur papier gris-bleu, collé sur une toile tendue sur châssis
H. : 0,70 m ; L. : 0,57 m
Inv. L.T. 10
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Gérard Blot

Maurice-Quentin DELATOUR
Portrait de Louis XV en buste (1748)
Pastel sur papier gris-bleu collé en plein sur une toile tendue sur châssis.
H. : 0,60 m ; L. 0,54 m
Inv. 27615
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques

Maurice-Quentin DELATOUR
Portrait de Louis XV en buste (1748)
Pastel sur papier gris-bleu collé en plein sur une toile tendue sur châssis. 
H. : 0,60 m ; L. 0,54 m
Inv. 27615
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© 2005 Musée du Louvre / Martine Beck-Coppola

Maurice-Quentin DELATOUR
La Reine Marie Leczinska (1748)
Pastel sur papier gris-bleu collé en plein sur une toile tendue sur châssis.
H. : 0,64 m ; L. : 0,54 m
Inv. 27618
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques

Maurice-Quentin DELATOUR
La Reine Marie Leczinska (1748)
Pastel sur papier gris-bleu collé en plein sur une toile tendue sur châssis. 
H. : 0,64 m ; L. : 0,54 m
Inv. 27618
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© 2005 Musée du Louvre / Martine Beck-Coppola

Maurice-Quentin Delatour
Louis de France, dauphin
Pastel
H : 0,32 m ; L : 0,24 m
Inv. LT 25
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer

Maurice-Quentin Delatour
Louis de France, dauphin
Pastel
H : 0,32 m ; L : 0,24 m
Inv. LT 25
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Gérard Blot

Maurice-Quentin Delatour
Portrait d'inconnu (dit inconnu n°17)
Pastel sur papier
H. : 0,44 m ; L. : 0,37 m
Inv. LT52
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer

Maurice-Quentin Delatour
Portrait d'inconnu (dit inconnu n°17)
Pastel sur papier
H. : 0,44 m ; L. : 0,37 m
Inv. LT52
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Gérard Blot

Maurice-Quentin Delatour
Tête d'homme vue de face ; reprise du menton ; bouche
H. : 0,29 m ; L. : 0,22 m
RF 3740
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques

Maurice-Quentin Delatour 
Tête d'homme vue de face ; reprise du menton ; bouche 
H. : 0,29  m ; L. : 0,22 m
RF 3740
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© Photo RMN / Michèle Bellot

Jean-Baptiste Perronneau
Portrait de Maurice-Quentin Delatour en 1750
Pastel
H : 0,56 m ; L : 0,48 m
Inv. LT 76
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer

Jean-Baptiste Perronneau
Portrait de Maurice-Quentin Delatour en 1750
Pastel
H : 0,56 m ; L : 0,48 m 
Inv. LT 76
Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer
© Photo RMN / Gérard Blot

Maurice-Quentin Delatour
Autoportrait au jabot
Pastel
H : 0,64 m ; L : 0,53 m
Inv. M.P.P118
Amiens, musée de Picardie

Maurice-Quentin Delatour 
Autoportrait au jabot 
Pastel 
H : 0,64 m ; L : 0,53 m
Inv. M.P.P118
Amiens, musée de Picardie
© Photo RMN / Agence Bulloz

Maurice-Quentin Delatour
Autoportrait
Pastel sur papier gris-bleu tendu sur châssis entoilé
H. : 0,56 m ; L. : 0,46 m
Inv. 27622
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques

Maurice-Quentin Delatour 
Autoportrait
Pastel sur papier gris-bleu tendu sur châssis entoilé
H. : 0,56 m ; L. : 0,46 m
Inv. 27622
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© Photo RMN / Gérard Blot

Maurice-Quentin Delatour
Préparation pour l'autoportrait
Pastel.
H. : 0,27 m ; L. : 0,17 m
RF 4098
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques

Maurice-Quentin Delatour 
Préparation pour l'autoportrait
Pastel. 
H. : 0,27 m ; L. : 0,17 m
RF 4098
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© Photo RMN / Thierry Le Mage

Maurice-Quentin Delatour (Saint-Quentin, 1704 - Saint-Quentin, 1788)
Le portrait de la marquise de Pompadour
Pastel avec rehauts de gouache sur au moins huit feuilles de papier bleu dont un empiècement pour le visage, collées en plein sur une toile tendue sur châssis
H. : 1,77 m. ; L. : 1,36 m.
Inv. 27614
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques

Maurice-Quentin Delatour (Saint-Quentin, 1704 - Saint-Quentin, 1788)
Le portrait de la marquise de Pompadour 
Pastel avec rehauts de gouache sur au moins huit feuilles de papier bleu dont un empiècement pour le visage, collées en plein sur une toile tendue sur châssis 
H. : 1,77 m. ; L. : 1,36 m.
Inv. 27614
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© Erich Lessing

Maurice-Quentin Delatour
Autoportrait à l'index ou l'oeil de bœuf
Pastel sur papier bleu, marouflé sur toile et tendu sur châssis
H. : 0,59 m ; L. : 0,49 m
RF54298
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques

Maurice-Quentin Delatour 
Autoportrait à l'index ou l'oeil de bœuf
Pastel sur papier bleu, marouflé sur toile et tendu sur châssis
H. : 0,59 m ; L. : 0,49 m
RF54298
Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
© 2005 Musée du Louvre / Harry Bréjat
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